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Le Statut juridique de celui qui abandonne la prière

L'Auteur: ABDOU AL- MOUN’IM MOUSTAFA HALIMA « ABOU BASIR AT-TARTOUSIY » -Qu’ALLAH le préserve-
Traduit par le frère: ABOU ’ABDILLAH AL KOURDIY -Qu’ALLAH le préserve ainsi que sa famille-

 

بسم الله الرحمن الرحيم


الحمد لله رب العالمين ، والعاقبة للمتقين ، ولا عدوان إلا على الظالمين ، وأشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له ، قولا وعملا ، وأشهد أن محمدا عبده ورسوله إيمانا به واتباعا ، صلى الله عليه وعلى آله وأصحابه ومن تبعهم بإحسان إلى يوم الدين ، وسلم تسليما كثيرا
اللهم رب جبريل وميكائيل وإسرافيل ، فاطر السماوات والأرض ، عالم الغيب والشهادة ، أنت تحكم بين عبادك فيما كانوا فيه يختلفون ، اهدنا لما اختلف فيه من الحق بإذنك ، إنك تهدي من تشاء إلى صراط مستقيم ، وبعد ؛
فهذه ترجمة كتاب حكم تارك الصلاة ، لالشيخ الفاضل عبد المنعم مصطفى حليمة أبي بصير اطرطسي ، حفظه الله تعالى ، من اللغة العربية إلى اللغة الفرنسية ، والذي دفعني إلى ترجمة هذا الكتاب ، وهو كتاب بين كتب أخرى ، لأنه يجمع بين الكتب التي تتعلق بمسألة تارك الصلاة ، ويعالج مسألة الإيمان وحقيقته التي تقرر الصواب في الموضوع
فأسأل الله عز وجل بأسمائه الحسنى ، وصفاته العلى أن يجعله خالصا لوجهه الكريم ، وأن ينفعني به في حياتي وبعد مماتي ، وأن ينفع به من قرأه أو طبعه أو كان سببا في نشره ، إنه سبحانه ولي ذلك والقادر عليه ، وما توفيقي إلا بالله العلي العطيم ، وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وأصحابه ومن تبعهم بإحسان إلى يوم الدين


المترجم أبو عبد الله الكردي الخميس ١٠ جمادى الأولى ١٤٢٩ هجرية في مدينة باريس



Ceci est la traduction du livre « statut juridique de celui qui abandonne la prière », du cheikh ‘Abdou al-Moun’im Moustafa Halîma Abou Basîr, qu’Allah le préserve, de la langue arabe au français.
La raison qui m’a poussé à traduire ce livre (qui est un livre parmi d’autres sur l’abandon de la prière), c’est qu’il regroupe plusieurs livres du même sujet, et traite la compréhension de la foi « al-Imân » et sa réalité, qui est essentiel pour comprendre le vrai dans cette question.
J’implore Allah عز وجل par Ses plus beaux noms et attributs, qu’Il fasse que ce modeste travail soit pour Son Noble Visage, qu’Il m’en fasse profiter dans ma vie et après ma mort, qu’Il en fasse profiter quiconque le lira, ou bien le publiera ou bien en sera la cause dans sa publication, certes Allah est capable de tous, et que les prières et les bénédictions d’Allah soient sur notre Messager, ainsi que sur ses compagnons, sa famille, et tous ceux qui les ont suivi dans le bien, jusqu’au jour du jugement derniers, et ma réussite ne dépend que d’Allah le Très-Hauts l’Immense.

P.S : N.T : signifie Note du traducteur.
et le reste sont les annotations de l’auteur.


Le traducteur Abou ‘Abdillah al-Kourdiy. Le Jeudi 10 de « Joumâdi al-Oûlâ » 1429 de l’hégire, à Paris.

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux


PREFACE :



Louange à Allah, nous Le louons, Lui implorons soutien et pardon, et nous Lui demandons protection contre notre propre mal. Quiconque Allah guide, nul ne peut l’égarer, et quiconque Allah égare, nul ne peut le guider.

Et j’atteste que seul Allah mérite l’adoration, sans aucun associé, et j’atteste que Mouhammad est Son serviteur et messager.

« Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu'en pleine soumission. » (S 3, V 102)

« Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. » (S 4, V 1)

« Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et parlez avec droiture. Afin qu'Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son messager obtient certes une grande réussite. » (S 33, V 70-71)

La meilleure des paroles est celle d’Allah, et la meilleure direction est celle de Mouhammad صلى الله عليه وسلم, et les pires des choses sont les créations nouvelles, et toute création nouvelle est innovation, et toute innovation est égarement, et tout égarement mène au feu.

Certes, la plupart des gens - parmi ceux qui prétendent être musulman-, ont certes abandonné la prière « as-Salat », et l’ont méprisé ainsi que son caractère obligatoire. Et ils se sont détourné d’elle, pour la vie d’ici-bas, ses jouissances, ses tentations et ses occupations. Ils ne connaissent ni la prière du vendredi, ni les prières en groupe, et ils ne se sont tourné ne serai-ce qu’une seule fois dans leurs vie, vers la direction de ceux qui se prosternent ou s’inclinent pour Allah Seigneur de l’univers !!

Ce qui a empiré les choses, et qui a fait prendre de l’ampleur à cette dégradation, et qui a rajouté à ce laxisme d’avantage de facilité et d’affaiblissement, c’est ce que diffusent les prédicateurs de « al-Irjâ » [1] et du « tajahhoum » [2] entre les gens comme parole et agitation, dont le contenu de ces paroles est : qu’une mécréance ne nuit pas à la reconnaissance « at-Tasdîq » et, à la conviction « al-I’tiqâd », de quelque façon que cette mécréance soit évidente. Et que la personne qui vient avec la conviction est croyante, et fait partie des gens qui bénéficieront et profiteront de l’intercession des intercesseurs, et que cette intercession s’étendra sur eux, même si elle ne vient avec aucun acte extérieur, ou bien même si son apparent n’est que péché et désobéissance d’Allah et de Son messager صلى الله عليه وسلم.

Et cette personne [3] tant qu’elle s’appartient à ses deux parents musulmans -même si ce n’est que par le nom et l’identité-, ou bien elle prononce l’attestation de l’unicité –même si ce n’est que par la langue et, sans accomplir quelque chose de ce que cette dernière exige et sans ses autres prescriptions-, il est musulman, quoi qu’il fasse comme acte. C’est ainsi que les savants de « al-Irja » et du « tajahhoum » ont compris et enseigné cette attestation, ils on donc de cette façon, égaré et facilité la mécréance apparente aux gens, ils leurs ont fait mépriser le rang de la prière, et ils les ont fait qu’accroître en détresse, et de négligence en négligence !

Nous avons donc rappelé ceci, afin d pouvoir traiter et examiner ce sujet capital, qui est la prière et la sentence de celui qui l’abandonne. Et ceci par acquis de conscience et, pour mettre en garde la communauté de la perdition et la suivi des égarés ; « pour que, sur preuve, pérît celui qui (devait) périr, et vécût, sur preuve, celui qui (devait) vivre… » (S 8, V42)

Cette étude comportera les points suivants :


1. L’importance de la prière.


2. Le statut juridique de celui qui abandonne la prière entièrement.



3. Le statut juridique de celui qui prie, mais n’observe pas strictement les cinq prières, et de celui qui prie et qui arrête.


4. Controverse des arguments des opposants dans le sujet.



5. Les procédures à entamer avec celui qui a abandonné la prière.


1. L’IMPORTANCE DE LA PRIERE :


Sache, que la prière a une importance énorme et capitale dans l’Islam, c’est son pilier. Ce pilier dont une construction solide ne peut tenir sans elle, et dont s’il disparait, toute la religion disparait.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « La tête du commandement est l’Islam, son pilier et soutien est la prière, et son degré le plus élevé est le combat. » [Rapporté par Ahmad, at-Tirmidiy, ibn Mâja, Michkâtou al-Masâbih p-29]

Tout comme une construction a un pilier, dont si ce pilier disparait cette construction disparait et s’effondre, de la même manière le pilier de la religion est la prière, elle disparait et s’effondre avec l’effacement de cette prière.

Et c’est la première chose qui a été rendu obligatoire parmi les actes d’adorations, après l’attestation de l’unicité. Allah تعالى l’a rendu obligatoire sur Son messager صلى الله عليه وسلم ouvertement, le jour où Il lui a fait faire le voyage nocturne, il n’y avait entre eux ni voile, ni émissaire…

A cause de son importance, Allah a ordonné Son messager de combattre les hommes pour elle. Comme dans le hadith qui est rapporté par al-Boukhâriy dans son recueil authentique : « J’ai reçu pour commandement de combattre les hommes, jusqu’à qu’ils témoignent que nul n’est en droit d’être adoré qu’Allah, et que Mouhammad est l’envoyé d’Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils versent l’aumône légale. S’ils s’en acquittent, alors ils préservent de moi leurs sangs et leurs biens, excepté dans le cas où ils sont coupables au regard de l’Islam, et Allah تعالى les jugera en dernier ressort. »

Certes, le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, a ordonné aux musulmans de sortir contre leurs imams et gouverneurs –sur ce qu’ils ont comme droit-, s’ils ont abandonné la prière, ou bien s’ils ont abandonné sa prescription.

Comme dans le hadith rapporté par Mouslim dans son recueil authentique, d’après Oummou Salama, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Des émirs seront désignés pour vous commander, vous trouverez en eux des choses bonnes et mauvaises, celui qui approuve de l’aversion (vis-à-vis des mauvaises choses) sera à l’abri (de tous reproches), celui qui désapprouve auras le salut, mais (le blâme) est pour celui qui accepte et suit (ces émirs dans leurs injustices) » « Doit-on les combattre ? Demandèrent les compagnons. » Il répondit : « Non ! Tant qu’ils assureront parmi vous l’office de la prière. Non ! Tant qu’ils prient.» Ce qui est compris du hadith, est que s’ils abandonnent la prière, ils sont combattu…

Et de même dans l’authentique [4] d’après ‘Awf ibn Mâlik al-Achjâ’iy, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Les meilleurs de vos gouverneurs sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, ceux que vous bénissez et qui vous bénissent. Les plus mauvais de vos gouverneurs sont ceux que vous haïssez et qui vous haïssent. Vous les maudissez et ils vous maudissent.» Les compagnons dirent : « O envoyé d’Allah ! Devons nous les combattre avec les armes ? » Il dit : « Non ! Tant qu’ils assurent parmi vous l’office de la prière. »

La prière est le pilier le plus important de l’Islam après le pilier de l’unicité. De ce fait, il devient obligatoire pour les savants, et les prédicateurs, de la traiter en priorité par le moyen du prêche, après l’enseignement de l’unicité. Comme dans le hadith, unanimement reconnu authentique, d’après ibn ‘Abbâs, Mou’âdh رضي الله عنه a dit : « Le prophète صلى الله عليه وسلم m’envoya [5] il me dit : « Tu va certes te rendre à des gens du livre, que la première chose à laquelle tu les appels soit : le témoignage que nul n’est ne droit d’être adoré qu’Allah, et que je suis le messager d’Allah, s’ils t’obéissent dans ceci, informe les qu’Allah leur a prescrit cinq prières tous les jours et nuits… » [Hadith unanimement reconnu authentique]

En observant ce fondement, al-Boukhâriy a classé les chapitres par ordre dans son livre l’authentique « as-Sahîh ». Il a premièrement commencé par le livre de la foi « al-Îmân » et la science « al-‘Ilm », puis suite à ça, il a classé le livre de la prière « kitâbou as-Salat » ce qui est en rapport avec, et ce qui lui est indispensable.

La prière est aussi la dernière chose que le prophète صلى الله عليه وسلم a ordonnée à sa communauté. Alors qu’il était sur le lit de la mort, il a dit : « La prière ! La prière ! Et vos esclaves… »

Et ‘Oumar ibn al-Khattâb رضي الله عنه écrivait à ceux qui travaillaient pour lui dans les villes : « Certes la chose la plus importante que vous faites m’incombant, c’est la prière. Celui qui la préserve et l’observe strictement, il a préservé sa religion, et celui qui la délaisse, ce délaissement sera la cause d’une plus grande perte que ceci, qui est la perte de ses autres actes. »

La prière est le meilleur des actes, et la plus aimé d’Allah تعالى, lorsqu’elle est accomplie dans ses temps sans retardement. Comme dans le hadith, d’après ibn Mas’oûd رضي الله عنه qui a dit : « J’ai questionné le prophète صلى الله عليه وسلم en lui disant ; ô messager d’Allah ! Quel est l’acte la plus méritoire ? Il répondit : « La prières dans ses temps. » Je lui dis : « Puis lequel ? » Il répondit : « La bonté pieuse envers les parents. » Je dis : « Puis lequel ? » Il dit : « Le combat dans le sentier d’Allah. » Al-Boukhâriy. Et dans une autre version du hadith, toujours d’après lui : « J’ai questionné le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم : « Quel est l’acte la plus aimée d’Allah ? » Il répondit : « La prière à son heure. » Puis il évoqua la suite du hadith. Et ce hadith est unanimement reconnu authentique.

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Sachez que le meilleur de vos actes est la prière, et nul n’observe strictement ses ablution à part le croyant. » [Rapporté par al-Hâkim et ibn Hibbân, Sahîh at-Targhîb : 375] Et dans une autre version du hadith, il a dit صلى الله عليه وسلم : « Sachez que le meilleur de vos actes est la prière. » [Rapporté par at-Tabarâniy dans al-Awsat, Sahîh at-Targhîb : 376]

La prière est aussi la première chose sur laquelle le serviteur rendra compte le jour de la résurrection. Si elle est acceptée, le reste de ses actes seront accepté, et si elle est refusée, il sera voué à l’échec et à la perdition…

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « La première chose sur laquelle le serviteur rendra compte le jour de la résurrection, c’est la prière. Si elle est acceptée, le reste de ses actes seront acceptée, et si elle est refusée, le reste de ses actes seront refusés. » [Rapporté par at-Tabarâniy dans al-Awsat, Sahîh at-Targhîb : 372]

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « La première chose sur laquelle le serviteur rendra compte le jour dernier, c’est la prière. On regardera sa prière, si elle est acceptée, alors le reste de ses actes seront acceptés, et si elle est refusée, il sera voué à l’échec et à la perdition. » [Al-Awsat, Sahîh at-Targhîb]

Et dans un autre hadith, il a dit صلى الله عليه وسلم : « Celui qui l’aura accomplis avec ce qu’elle exige, c'est-à-dire la prière, elle sera accepté de sa part ainsi que le reste de ses actes, et celui dont sa prière lui sera refusé, le reste de ses actes lui seront refusés. »[Rapporté par al-Bazzâr, et al-Hâfidh [6] a dit dans at-Targhîb : bon « hasan », Sahîh at-Targhîb]

On déduit du hadith, que la prière est une condition d’acceptation des actes, et que sa disparition signifie l’anéantissement de tous les actes, et rien ne rend vaine les actions si ce n’est l’association « ach-Chirk », et le refuge est auprès d’Allah.

Comme le dit Allah تعالى : « Mais s'ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu'ils auraient fait eût certainement été vain. » (S 6, V 88)

Et dans un hadith authentique, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Celui qui abandonne la prière, ses œuvres deviennent vaines. » [Rapporté par al-Boukhâriy]

C’est l’extrémité par laquelle on sort de la religion, et par son abandon [7] , l’homme perd toute sa religion, et il ne lui en reste plus rien…

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « La première chose que vous perdrez de votre religion, c’est le dépôt, et la dernière est la prière. » Et dans une version du hadith : « Certes les anses de l’Islam s’écrouleront anse par anse. Et chaque fois qu’une anse s’écroulera, les gens s’attacheront très fort à celle qui vient après. La première à s’écrouler sera le jugement, et la dernière la prière. » [Rapporté par Ahmad, ibn Hibbân et al-Hâkim, Sahîh al-Jâmi’ 5075] [8]

Et c’est pour la prière, qu’Allah pourvoit Ses serviteurs de biens. Et celui qui se préoccupera de la vie d’ici-bas et de la récolte des biens au détriment de la prière, sera certes voué à l’échec et à la perdition.

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Certes Allah a dit : « Nous avons donné les biens pour l’accomplissement de la prière, et la dépense de l’aumône l’égale. » [Rapporté par Ahmad et al-Hâkim, Sahîh al-Jâmi’ 1781]. Et « les bien » ici est général, et englobe tous sortes de bienfaits et richesses et ce qu’il y a de bon pour l’homme.

C’est aussi avec les bonnes actions comptées « hasanât » de la prière, que les péchés s’effacent, que les âmes se purifient de leurs saletés et que les flammes causées par les péchés et les désobéissances s’éteignent.

Allah تعالى dit : « Je suis avec vous, pourvu que vous accomplissiez la Salat, acquittiez la Zakat, croyiez en Mes messagers, les aidiez et fassiez à Allah un bon prêt. Alors, certes, J'effacerai vos méfaits, et vous ferai entrer aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux.» (S5, V12)

Et le prophète صلى الله عليه وسلم a dit dans un hadith authentique : « Certes les cinq prières prescrites effacent les péchés, comme l’eau qui efface la saleté. » [Rapporté par Ahmad, Sahîh al-Jâmi’ : 1668].

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Quand le serviteur se lève et prie, on vient avec tous ses péchés, puis on les pose sur sa tête et ses épaules. A chaque fois qu’il s’incline et se prosterne, ils tombent un par un. » [Rapporté par at-Tabarâniy, Sahîh al-Jâmi’ : 1668].

La prière est aussi un aspect –parmi d’autres, de ma miséricorde et du pardon-, et qu’elle est belle et admirable ! Si seulement le serviteur la concevait, tout en étant debout entrain de prier devant Allah تعالى.

Et sa parole au prophète صلى الله عليه وسلم « avec tous ses péchés », veut dire que la prière efface l’ensemble des péchés, même les grands qui en font partie.[9]

D’après ibn Mas’oûd رضي الله عنه le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Vous brulerez, vous brulerez ! -C'est-à-dire à cause de vos péchés et vos désobéissances-, Puis lorsque vous accomplirez la prière du matin, elle les effacera. Puis vous brulerez, vous brulerez ! Puis lorsque vous accomplirez la prière de midi, elle les effacera. Puis vous brulerez, vous brulerez ! Puis lorsque vous accomplirez la prière de l’après midi, elle les effacera. Puis vous brulerez, vous brulerez ! Puis lorsque vous accomplirez la prière du crépuscule, elle les effacera. Puis vous dormirez, à ce moment, il ne sera rien écrit à votre encontre, jusqu’à que vous vous réveilliez. » [Rapporté par at-Tabarâniy, Sahîh at-Targhîb 354]. Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Certes Allah a un ange qui appel au moment de chaque prière : O enfants d’Adam ! Levez-vous vers les feux vous avez allumé, puis éteignez les. » [Rapporté par at-Tabarâniy, Sahîh at-Targhîb 355]. C'est-à-dire, levez-vous vers les feux que vous avez allumés à cause de vos péchés et désobéissances, et éteignez-les avec les ablutions et la prière. Et dans « as-Sahîhayn » [10] il est rapporté que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Voyez vous, si l’un d’entre vous se lave cinq fois par jour dans un fleuve se trouvant près de sa porte, lui restera-t-il quelque saleté sur lui ? Ils répondirent : « Il n’en restera rien. » Il dit alors : « Il en est de même pour les cinq prières, par lesquelles Allah efface les péchés. »

Ibn al-‘Arabiy [11] a dit : « Et la comparaison ici est que, tout comme l’homme salit ses vêtements et son corps avec des souillures palpables, puis les lave avec beaucoup d’eaux, de la même manière les prières purifient le serviteur des souillures causé par les péchés, jusqu’à qu’il ne lui reste plus un péché sans que celui-ci ne lui soit enlevé et effacé. »

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « Il n’y a pas un musulman qui fait ses ablutions et les fait soigneusement, puis se lève pour sa prière et sait ce qu’il dit, sans qu’il ne soit délivré de ses péchés comme le jour ou sa mère le mis au monde. » [Rapporté par Ahmad, Sahîh al-Jâmi’ 1668]. Et ceci en rassemblant tous les hadiths qui renforcent ce que l’on a dit et adopté comme avis, prouve que la prière –si elle est accomplie avec ce qu’elle exige, sans rien enlever de ses conditions, ses obligations et de ses actes surérogatoires-, efface tous les péchés, même les grands qui en font partie inchaAllah.

Il est rapporté dans le recueil authentique de Mouslim, d’après ‘Abdoullah ibn Mas’oûd رضي الله عنه qui a dit : « Un homme est venu voir le prophète صلى الله عليه وسلم puis il lui a dit : O envoyé d’Allah ! J’ai « touché » une femme loin de la ville et j’ai tout eu d’elle, sauf que je ne l’ai pas « atteinte », juge moi comme tu veux. Oumar dit : « Certes Allah t’aurais couvert, si tu aurais dissimulé ce que tu as en toi. » Le prophète صلى الله عليه وسلم ne répliqua point. Puis l’homme se leva et parti. Le prophète صلى الله عليه وسلم suivi alors l’homme et l’appela et lui récita ce verset : « Et accomplis la Salat aux deux extrémités du jour et à certaines heures de nuit. Les bonnes œuvres dissipent les mauvaises. Cela est une exhortation pour ceux qui réfléchissent. » Un homme parmi les gens dit : « O messager d’Allah ! Ceci lui est-il spécifique ? Il dit : « O contraire pour tout le monde. » [12] Et dans une version du hadith, le prophète
صلى الله عليه وسلم lui a dit : « As-tu assisté à la prière avec nous ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Tu as certes été pardonné. » Et dans une version chez Mouslim, le prophète صلى الله عليه وسلم lui a dit : « Vois-tu, lorsque tu es sorti de chez toi, n’a tu pas fais tes ablution, puis tu t’es appliqué à les faires ? » Il dit : « Oui bien sur ô messager d’Allah ! » Il dit : « Puis as-tu accompli la prière avec nous ? » Il dit : « Oui bien sur ô messager d’Allah. » Le prophète صلى الله عليه وسلم lui dit alors : « Allah t’a certes pardonné ton péché. »

Et dans le hadith, il y a un grand rappel et une grande exhortation pour celui qui abandonne la prière en donnant comme argument qu’il fait des choses illicites, et qu’il tombe dans l’impudicité et les désobéissances. Satan le maudit lui insuffle qu’il ne lui est pas possible de faire des actes illicites et la prière, et que s’il fait l’un des deux, celui-ci fait obligatoirement partir l’autre, il est contraint de ce fait à arrêter la prière. Et donc il se réunit en lui les ténèbres des actes illicites et les ténèbres de l’abandon de la prière. Ténèbres sur ténèbres le tuant, et qui le ramène à la ruine et la perdition dans ce monde, et dans l’au-delà.

De la même manière, la prière exempte la personne d’être tuer [13], et intercède pour lui lorsqu’il commet des péchés et en cas de soupçon. Comme dans le hadith qui est rapporté par Mouslim, d’après Abou Sa’îd al-Khoudriy رضي الله عنه qui a dit : « Un homme aux yeux enfoncés, joufflu, au front proéminent, la barbe épaisse, le crane rasé, et la cape relevé, se leva et dit : « O messager d’Allah ! Craint Allah ! Il répondit : « Malheur à toi ! Ne suis-je pas parmi les gens de la terre, celui qui craint le plus Allah ? » Khâlid ibn Walîd répliqua : « O messager d’Allah ! Puis-je lui trancher la tête ?! » Il dit : « Peut-être qu’il prie. » Et Khâlid dit : « O envoyé d’Allah ! Et combien de prieur disent de leurs bouches, ce qu’ils n’ont pas dans leurs cœurs. » Le prophète صلى الله عليه وسلم répondit : « Je n’ai pas été ordonné de creuser les cœurs des gens, ni de sonder leurs fonds. » Regarde comment la prière à intercédé pour ce « khârijiy » [14], tout en sachant qu’il a dit des paroles qui mérite un coup d’épée qui sépare sa tête de son coup.

Et lorsque le prophète صلى الله عليه وسلم sortait pour une expédition, il ne faisait incursion jusqu’à qu’il arrive au matin. S’il entendait l’appel à la prière, il s’en abstenait, et s’il ne l’entendait pas, il faisait incursion après qu’il soit arrivé au matin. Rapporté par al-Boukhâriy. Car l’appel à la prière, est un signe que ce peuple fait partie des gens de la prière et de la communauté.

Et il a dit صلى الله عليه وسلم : « J’ai été interdit de tuer les prieurs » [15] C'est-à-dire avec des doutes, des spéculations et une mécréance probable. Par contre, s’il apparait d’eux une mécréance évidente et une apostasie claire, rien ne peut intercéder pour eux devant la sentence d’Allah. Ce qui prouve ceci, c’est l’interdiction que le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a fait aux musulmans, lorsqu’il les a défendus de sortir contre leurs gouverneurs, tant qu’ils accomplissent la prière. Comme c’est rapporté dans le recueil authentique de Mouslim : « Non ! Tant qu’ils assurent parmi vous l’office de la prière. Non ! Tant qu’ils assurent parmi vous l’office de la prière. » Et dans une autre version du hadith : « Ils dirent : O envoyé d’Allah ! Doit-on les combattre ? Il dit : « Non ! Tant qu’ils prient. » Et dans une autre version du hadith rapporté par al-Boukhâriy et Mouslim : « Sauf si vous voyez une mécréance évidente, vous aurez alors dans ceci, un argument de la part d’Allah. » Le prophète صلى الله عليه وسلم a traité sur un pied d’égalité la mécréance évidente et l’abandon de la prière, et en a fait un motif et une cause pour sortir contre le gouverneur… Médite donc.

La prière est aussi un signe qui prouve l’Islam de la personne, et qui empêche de le rendre mécréant, et d’avoir des spéculations sur lui. Comme c’est rapporté dans le recueil authentique d’al-Boukhâriy : « Celui qui prie notre prière, se dirige vers notre « qibla » et mange nos sacrifices, voilà le musulman, il a la protection d’Allah et de son messager. »

Ceci est quelques privilèges et mérite de la prière, qui montre son importance dans l’Islam. Nous avons voulu attiré l’attention dessus, comme introduction indispensable avant de rentrer dans le sujet même du livre.

Et l’aide vient d’Allah.



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[1] N.T : Les mourjia sont d’une définition générale, une secte qui fait sortir les actes de la foi, et en font une condition de perfection, et non une condition d’authenticité, contrairement aux gens de la sounna et du consensus, qui eux définissent la foi comme étant parole et acte, sans séparer l’un de l’autre
[2] N.T : Les jahmiyya, sont d’une définition générale, une secte partisante de Jahm ibn Safwân -qu’Allah ne l’agrée pas-, ils définissent la foi comme étant une simple reconnaissance de la vérité, ou bien le fait de simplement la connaitre. De la même manière, ils ne voient la mécréance d’une personne que par le reniement du cœur, contrairement aux gens de la sounna et du consensus, qui eux voient que la mécréance d’une personne peut se faire par le cœur, isolément de la parole et de l’acte, par la parole, isolément du cœur et de la langue, par l’acte, isolément du cœur et de la parole, si cet croyance, ou cette parole ou cet acte, est définie comme étant une mécréance par le Coran et la sounna
[3] N.T : D’après la compréhension de ces mourjia et jahmiyya
[4] N.T : Le hadith est dans le recueil authentique de Mouslim
[5] N.T : Mou’âdh رضي الله عنه a été envoyé au Yémen par le prophète صلى الله عليه وسلم comme c’est indiqué textuellement dans le hadith rapporté par al-Boukhâriy et Mouslim

[6] N.T : C'est-à-dire ; al-Hâfidh al-Moundhiriy
[7] N.T : c'est-à-dire par l’abandon de la prière
[8] Et le sens de « jugement » ici, c’est le système étatique ou constitutionnel, et non pas « le jugement avec ce qu’Allah a fait descendre », le hadith veut donc dire, que ceux qui ont changé le « système étatique ou constitutionnel » du système de « Khilafa consultationnel », à un « système monarchique » qui se transmet par héritage, comme c’est le cas pour la dynastie des Omeyyades et ceux qui leurs succédèrent, ne sont pas mécréant, du fait de l’absence de la perte des autres anses de la religion

[9] Sauf les péchés qui sont en rapport avec les droits des autres, il est obligatoire que la loi du talion soit appliquée et que ceux qui ont des droits puissent les récupérer… Ceci est exigé par l’ensemble des textes qui sont en rapport avec ce sujet même
[10] N.T : Les deux recueils authentiques, al-Boukhâriy et Mouslim
[11] N.T : Je voudrais attirer l’attention du lecteur ici sur ibn al-‘Arabiy, qui est un grand savant de l’Islam, qui n’est en aucun cas à confondre avec « ibn ‘Arabiy » qui est un grand soufi philosophe égaré, -un de ses égarements parmi tants d’autres, le fait qu’il voyait pharaon comme croyant- qu’Allah nous préserve de ses déviations et égarements. Voir pour les arabophones « réfutation à ibn ‘Arabiy » de cheikh al-Islam ibn Taymiyya qu’Allah lui fasse miséricorde

[12] An-Nawawiy a dit dans l’explication du hadith t-17 p-80 : « Le sens de « toucher », est jouir d’elle, et le sens d’ « atteindre » est le rapport sexuel. Le sens du hadith est : « j’ai jouit d’elle en l’embrassant, l’accolant et de toutes les formes de jouissances possible, sans avoir de rapport sexuel
[13] N.T : Littéralement ; elle « lève l’épée » d’une personne
[14] N.T : Les khârijiy sont d’une définition générale, la première secte apparut en Islam, ils se désavouent de certains compagnons –qu’Allah les agrée tous-, ils sortent contre les gouverneurs musulmans –sans droit-, et rendent les musulmans mécréant par les grands péchés qui ne font pas sortir la personne de la religion
[15] Rapporté par Abou Dâwoud, Sahîh al-Jâmi’

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Salam alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh,