BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm
D’après Abî Hurayrah (radhiallâhu ‘anhu), le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Quand arrive le Ramadhân, les portes de la miséricorde s’ouvrent et les portes de
l’Enfer se ferment, et les démons sont enchaînés. »
Hadîth unanimement reconnu
authentique.
Ce qui est connu quant à ce hadîth, c’est que les portes du Paradis sont véritablement
ouvertes et les portes de l’Enfer véritablement fermées. Un groupe [de savants] ont dit
qu’il s’agit des actes de bien, qui représentent le moyen qui permet d’entrer au Paradis, et
du fait de délaisser les péchés, ainsi que leur accomplissement qui est la cause de l’entrée
en Enfer. Certains [parmi les savants] ont dit que si cela est véritablement ainsi, les portes
du Paradis seraient fermées toute l’année et celles de l’Enfer ouvertes toute l’année sauf
le mois de Ramadhân, et de là, ce hadîth n’aurai aucun sens ?
Nous disons plutôt : Il faut prendre cela au sens figuré. Mais il permis de penser que
quelques portes du Paradis soient ouvertes et d’autres fermées à l’exemple des portes
des mosquées [al-Massâdjid] qui ne sont ouvertes qu’au moment des heures de prière, et
pendant les jours de fêtes, ou comme les portes des palais de roi qui ne sont ouvertes que
durant les réunions.
Et selon un hadîth présent dans « al-Djâmi’ » de at-Tirmidhî, d’après Abî Hurayrah, le
Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :
« Au premier jour de Ramadhân, les diables et les Djinns rebelles seront enchaînés,
toutes les portes du Paradis sans exception seront ouvertes. Un héraut criera : Ô toi qui
cherches le bien, avance. Ô toi qui cherches le mal, va-t-en. Ce jour-là, il y aura des gens
qu’Allâh a affranchit du Feu. Et ceci se répète chaque nuit. » [1] [...]
Les diables [Chayâtînes] seront pendant le mois de Ramadhân enchaînés et auront les
carcans comme le mentionne le sens apparent du hadîth, et cela est soutenu par Abî
Hâtim, Ibn Hibbân et d’autres qu’eux parmi les gens de science [Ahl al-‘Ilm]. Mais cela ne
signifie pas la disparition totale du mal, mais plutôt sa diminution étant donné qu’ils seront
faibles [...] [2]
Notes:
[1] Rapporté par at-Tirmidhî - Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh Ibn Mâdja. »
[2] Kitâb « Masâ-îb ul-Inssân min Makâ-îd ich-Chaytân » de L’Imâm Taqî ad-Dîn Ibn Muflih
al-Maqdissî, p.143-144.