3- TROISIEMEMENT : L’OBLIGATION DE CONNAITRE LES DISPOSITIONS DES FAITS RARES
La science obligatoire à tout un chacun avec ses deux parties, générale et spéciale, concerne les faits qui se répètent tout le temps dans la vie du serviteur et dont il ne peut pas se séparer.
Par contre, les faits qui se produisent rarement, nous ne sommes pas obligés d’en connaître les règles d’avance…mais dès que l’être humain est confronté à cette situation, connaître les règles devient obligatoire et ceci afin d’éviter de commettre une action ou prononcer un propos sans aucune connaissance préalable.
Cette partie est celle dont Nawawi (r.a) a fait allusion dans ces propos : « la connaissance qui est exigée (obligatoire) est celle sur laquelle repose (dépend) l’accomplissement du devoir généralement, sans la connaissance concernant les faits rares. Mais cette connaissance concernant des faits rares, elle-même devient obligatoire dès que ces faits rares ont lieu. » [référence : Tome 1 page 45 ]
Selon Nawawi (r.a), les Nawazils sont les faits qui arrivent rarement. Et il a dit aussi qu’il est obligatoire au musulman dès qu’il lui arrive un événement récent (malheur, épreuve) d’aller demander un avis juridique (Fatwa) à quelqu’un parce qu’il lui obligatoire de connaître son statut.
Et, s’il ne trouve pas de personne compétente dans sa région (sur place), [page 76, li.19], il lui est obligatoire de faire le voyage pour trouver cette personne là où elle se trouve (la distance n’a pas d’importance et donc, ne peut pas constituer un argument pour ne pas le faire)…Et ce parce que les ancêtres l’ont fait avant nous pendant des jours et des nuits et parfois pour des choses qui n’était pas d’une importance capitale. [référence :Tome 1/54 ]
Et puis on verra par la suite quel est le statut de celui qui demande une Fatwa et en détail dans le chapitre V inch’Allah.
Et puis El Khatib El Baghdadi et Ibn AbdEl Bèrre ont dit, d’après ce qu’a rapporté AbdAllah ben El Moubark (r.a) qu’il est du devoir de celui qui rencontre un problème concernant sa religion (son dîn) de chercher et de demander jusqu’à ce qu’il trouve une réponse à son problème. [référence : Tome1/45 et Tome 1/10 ]
A propos des ‘‘Nawazils’’, Abou Hamed El Ghazali (r.a) a dit que chaque serviteur, au cours d’évènements (jours et nuits), n’arrête pas de rencontrer des faits dans son adoration et son comportement (relations avec les autres) qui l’obligent à chercher des réponses. Donc, trouver des réponses à ces faits rares (Nawazils) qu’il rencontre dans sa vie de tous les jours devient obligatoire…comme il lui fait prendre l’initiative de lui-même (anticiper) de tout savoir sur des sujets (des faits) qui risquent de se produire dans un proche futur. [référence : tome1/27 ]
[page 76, li.28]
Et parmi ces ‘‘Nawazils’’ qui touchent l’ensemble des musulmans (dans tous les pays), il y a le fait qu’on les gouverne et qu’on juge entre eux par des lois autres que celles de la sharî’a–l-islam (justice divine).
Donc, il est obligatoire pour l’ensemble des musulmans responsables , hommes et femmes, de connaître le statut de cette ‘‘Nazila’’ (fait rare) et, ceci est dû aux conséquences qu’elles provoque, comme rendre certains devoirs obligatoires à tout un chacun.
On verra par la suite dans le thème N°1 et N°8 (Chapitre VII) de ce livre, les statuts de cette ‘‘Nazila’’ inch’Allah.
Et parmi ces ‘‘Nawazils’’, l’appel à la démocratie et ce qui en résulte comme : fonder des partis politiques ; les parlements législatifs ; et ce qui suit derrière comme se porter candidat et voter…
Tout cela fait parti du shirk-l-akbar (l’association majeure) que le musulman ne doit pas commettre, au contraire, il doit être méfiant et vigilant sans oublier d’attirer l’attention des autres musulmans.
On verra le statut de cette ‘‘Nazila’’ au début du chapitre IV et dans le thème N°8 (chapitre VII) de ce livre inch’Allah.
Avec cela, on met fin au sujet sur les différentes parties de la science obligatoire à tout un chacun .
Le but recherché est de démontrer qu’il n’est pas permis au musulman de faire une action ou prononcer un propos sans connaître son statut vis à vis de la Loi divine . Tout comme il est obligatoire pour chaque musulman de savoir qu’il n’y a rien qui se passe dans cette vie sans qu’il n’y ait une loi divine appropriée.
Comme l’a dit le Très Haut :
« Et le jour où dans chaque communauté, Nous susciterons parmi eux-mêmes un témoin contre eux. Et Nous t'emmènerons [Muhammad] comme témoin contre ceux-ci. Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu’un guide, une grâce et une bonne annonce aux Musulmans. » [S.16, v.89]
Donc, pour chaque chose existe un statut qui se trouve dans les ‘‘ principes de responsabilisation’’ qui sont au nombre de cinq : L’obligation ; ou ce qui est délégué ; ou ce qui est toléré ; ou ce qui est détesté ; ou l’interdiction …ou bien on trouve les dispositions d’un sujet mentionnées dans le Livre et la Sunna ou bien alors, c’est les ulamâ’ (savants) qui vont mettre cela en lumière (par déduction).
Cela, nous l’avons déjà vu lorsque nous avons parlé de l’utilité (l’importance) de la sharî’a dans les affaires des individus jusqu’au jour de la résurrection.
[note explicative : Nawazil que nous expliquons par ''malheur'' est en fait, tout fait nouveau et rare, une épreuve qui a fait le malheur de la communauté, la umma.]
Al hamdu lillahi rabbi-l-`âlamin.