1- LE SAVOIR OBLIGATOIRE GENERAL
Ceci est exigé de toutes personnes concernées (responsables) dans tout temps et tous lieux. Ceci est le fait commun à tous les musulmans…et parmi ceci :
Connaître les 5 piliers de l’Islam : dont le témoignage de l’Unicité ‘‘Il n’y a de Dieu que Dieu et que Muhammad est son messager’’ ; l’accomplissement de la prière ; faire l’aumône ; jeûner le mois de Ramadhan et faire le pèlerinage pour ceux qui en ont les moyens.
Dans le premier pilier, il ne suffit pas de prononcer les deux témoignages car la simple prononciation est insuffisante mais, il faut savoir son sens, le bien fondé des conditions (exactitudes) de ‘‘ LA ILAHA ILLA ALLAH ’’ pour éviter que l’on tombe dans ce qui les annule.
Et Abou Ahmed Ghazali (r.a) a dit : « Si un homme atteint l’âge adulte, l’âge de raison par la puberté, en premier ressort, il est obligé d’apprendre les deux témoignages et comprendre leur signification : il s’agit de ‘‘ LA ILAHA ILLA ALLAH, MUHAMMAD RASSOUL ULLAH’’ (Revivification de la Science religieuse Tome 1/25)
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I. LA ILAHA ILLA ALLAH
En ce qui concerne sa signification : le témoignage de LA ILAHA ILLA ALLAH, elle contient : une négation qui est [LA ILAHA] et une confirmation [ILLA ALLAH] ; d’une part, le rejet de toute autre divinité à part ALLAH et cela par le délaissement de l’adoration d’une autre divinité que Lui ; et d’autre part, l’affirmation (confirmation) de la divinité d’ALLAH, Seul et Unique (Tawhid), Lui rendre un culte exclusif dans l’adoration comme la prière, l’invocation, les vœux, le sacrifice, la crainte, l’espoir et Son jugement…et celui qui destine un de ces actes ou d’autres à une autre divinité qu’ALLAH, a donc annulé son acte, sa parole et n’a pas réalisé le sens du témoignage LA ILAHA ILLA ALLAH…Il devient kâfir à cause de cet acte annulatoire qu’il a accompli à un autre qu’Allah [page 61 ligne 18]
Pour que les deux témoignages soient sincères, il faut qu’il y ait la négation (LA ILAHA) et l’affirmation (ILLA ALLAH) : la véracité de l’adoration, c’est l’humiliation devant Allah et la soumission.
Cela se réalisera par le fait que les gestes du serviteur, ses quiétudes, ses pensées et ses obsessions soient conformes à la volonté d’Allah le Très Haut par l’engagement envers Ses ordres et Ses interdits dans tous les domaines comme a dit Allah le Très Haut :
« Dis : « En vérité, ma Salat, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers.
A Lui nul associé ! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. » [sourate 6, v.162-163]
Ceci est le culte exclusif et, à partir de là, certains savants ont défini ce qu’était le culte exclusif :
il représente l’obéissance, la pratique de ce qu’Allah a déjà légiféré par la voix de Ses messagers.
Et puis Allah a fait de la désobéissance à Son ordre et Son interdit des degrés. La plus grave, c’est la désobéissance qui rend vaine la véracité de l’adoration fondamentale et la shahada qu’il n’y a d’autre divinité qu’Allah.
Et ce sont ces questions parmi les croyances, les paroles (propos) et les actes qui rendent mécréant et dont Le Législateur a stipulé la mécréance, le kufr de celui qui les commet.
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Puis suivent derrière :
- les péchés capitaux qui ne rendent pas impie (qui n'exclut pas son auteur de l'Islam) mais l'auteur de tels actes devient libertin ''pervers''
- et enfin, les péchés mineurs.
En ce qui concerne le témoignage ''que Mohammed est Son messager'' il veut dire qu'il faut croire au messager (e) dans tout ce qu'il lui a été révélé et obéir à ses ordres comme cela veut dire aussi le considérer sans pareil dans l’imitation dans le caractère.
C'est par les indications et le comportement du Messager de Dieu (e) qu'un serviteur peut acquérir la façon dont il doit adorer son Seigneur et la façon dont il doit accomplir ce qui est exigé par la première shahada (le témoignage) de ''qu'il n'y a de dieu qu'Allah'' (LA ILAHA ILLA ALLAH).
Allah doit être adoré de la manière que le messager l'a déjà indiqué et non pas selon ce que nous jugeons convenable par nous-même selon notre raison ou intellect ou nos passions; ou bien selon la raison d'un autre et sa passion. Allah le Très Haut dit :
« Dis : "Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » [sourate 3, v.31]
Quant aux conditions de la véracité du témoignage (la shahada) qu'il n'y a de dieu qu'Allah (LA ILAHA ILLA ALLAH) ils sont :
_le savoir qui est incompatible avec l'ignorance [et le savoir ici est celui cité plus haut…].
_La certitude qui est incompatible avec le doute.
_La pureté, la singularité de dévotion qui est incompatible avec l'association
_La sincérité qui est incompatible avec le mensonge .
_L'amour qui est incompatible avec la haine.
_La persévérance dans la soumission qui est incompatible avec le rejet, l'abandon ou le délaissement.
_L'acceptation qui est incompatible avec la répulsion
_Renier et rejeter tout ce qui est adoré en dehors d'Allah.
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Et ces conditions sont obligatoires pour la validité de la foi d'un serviteur et l'acceptation de ses œuvres dans l'au-delà.
Quant aux actes (la conduite) visibles dans ce monde d’ici bas, il n’est pas permis d’éprouver les gens pour vérifier (s’assurer) qu’ils remplissent ces conditions ; surtout que parmi ces conditions, il y en a certaines qui concernent des ‘‘œuvres du cœur’’ et que l’être humain ne possède pas le moyen de les voir…
Il est seulement exigé du serviteur de la reconnaissance et la persévérance dans la soumission dans ce monde d’ici bas et, s’il connaît les deux témoignages et ne commet pas d’actes annulatoires –qui annulent son Islam-, il est donc Musulman.
Quant à la certitude , la pureté , la sincérité et l’amour , ce sont des choses qui sont du ressort du cœur et son adoration –celle du cœur- , et, il n’existe pas de moyens de les ‘‘détecter’’ dans ce monde d’ici bas et ce même si elles en possèdent des indices .
Son ressort appartient à Allah le Très Haut qui jugera Ses serviteurs le Jour du grand jugement comme l’a dit le Prophète : « S’ils font cela –c’est à dire s’ils témoignent qu’il n’y a d’autre divinité qu’Allah - leur sang et leurs biens seront préservés à moins qu’ils ne soient coupables, et Allah –à Lui la puissance et la gloire- règlera leur compte.»
Rappel [page 62 ligne2] :
Connaître la signification des deux témoignages n’est pas une condition obligatoire pour juger, sur l’apparence, de l’Islam de quelqu’un …Mais c’est une condition pour certifier du bien fondé de l’Islam de quelqu’un de façon authentique et l’explication ici est donnée en deux parties –ou deux situations- :
A. La connaissance de la signification des deux témoignages n’est pas une condition préalable pour juger l’Islam de quelqu’un :
Ceci veut dire que si quelqu’un veut se convertir à l’Islam, on n’est pas obligé de l’éprouver sur ce sujet pour lui reconnaître son islam . C’est la même chose lorsque l’apparence de quelqu’un est l’Islam .
Il ne faut donc pas l'éprouver pour savoir s'il connaît la signification des deux témoignages afin d'affirmer son islam.
Et la preuve de la non-obligation d'éprouver les gens sur ce sujet est que le prophète (e) a accepté l'Islam de ceux qui se sont convertis sans qu'il leur ait imposé une épreuve quelconque et, il a appliqué sur eux les lois de l'Islam puis, ils apprenaient ce qu'ils devaient connaître par la suite.
Cela est démontré (prouvé) par les dires du prophète lorsqu'il a dit à Oussama Ben Zeid (r.a.a) : "Tu l'as tué après qu'il a dit il n'y a de dieu qu'Allah !" Ce hadith est agréé.
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Il a donc établi que la simple prononciation de la shahada est un moyen de préserver son auteur et, ceci signifie qu'il est considéré en tant que musulman .
Et, ce qui a été rapporté au sujet du prophète sur le fait qu'il a éprouvé certaines personnes, il s'agit de cas exceptionnels, limités, mais qui ne sont pas acceptés comme une règle exclusive car il n'a pas éprouvé les dizaines de milliers parmi ceux qui se sont convertis de son vivant.
Éprouver certaines gens est possible comme cela peut être une obligation pour des raisons bien déterminées :
Le hadith de ''l'esclave'' dans lequel le prophète a dit : "Affranchit-la. Elle est croyante'' hadith Muslim.
La cause de l'épreuve, c'est que la foi affirmée (jugement affirmé après l'épreuve) est obligatoirement nécessaire pour la validité de l'affranchissement parce qu'Allah a rendu obligatoire pour certaines situations l'affranchissement de l'esclave croyant comme Son dire : « l'affranchissement d'une âme croyante ».
S'assurer de la foi de l'esclave ici c'est comme de s'assurer pour un juge de l'Islam des témoins et de leur équité afin de valider et accepter leur témoignage. Ceci est une obligation pour lui.
On trouve ces propos dans les dires d'Allah :
« Ô vous qui avez cru ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les ; » [sourate 60, v.10] et par ce qui a été rapporté dans le tafsîr de ce verset. Dans ces conditions (cas) et d'autres, l'épreuve est obligatoire. Et ceci est appelé vérification indispensable et légale.
Quant à celui qui voulait se convertir à l'Islam ou celui dont l'apparence appartient à l'Islam –et celui-ci est le musulman tout simplement , il n'est pas permis de les éprouver afin de savoir s'ils connaissent la signification des deux témoignages pour juger de la conformité de son islam dans le monde d'ici-bas.
Et celui qui le fait est un innovateur, et ceci est une vérification innovatrice… et, l'exigence (la nécessité) de ce savoir pour juger l'Islam de quelqu'un ressemble beaucoup à l'exigence des locuteurs qui préconisent l'apprentissage des preuves par cœur pour la validité de la foi.
Note des traducteurs : c'est à dire qu'ils ne feraient que ressembler aux personnes qui exigent d'une autre personne la connaissance par les preuves orales afin de valider leur foi.
[page 62 ligne 22](suite) C'est une condition (exigence) vaine comme l'a dit Ibn Hadjar (r.a) : "Ghazali a dit : "Une secte a exagéré en prononçant l'anathème de kâfir à l'ensemble des musulmans." Ils ont prétendu que celui qui ne connaît pas les dogmes avec les preuves qu'ils ont rédigées est un kâfir. Ils ont restreint (rétréci) la miséricorde d'Allah qui est immense : ils ont rendu le Paradis accessible à une minorité de ces locuteurs .
D'autres exemples ont été rapporté par Abou Moudhfar Ben Samââni et il a longuement répondu à son auteur –de cette déclaration- et puis, il a rapporté que la plupart des imams (mufti) ont dit : "Il n'est pas permis d'imposer à l'ensemble des musulmans de connaître les bases avec leurs preuves (apprises par cœur) parce que cela constitue une charge pénible, pire que les charges pour apprendre les branches de la doctrine " –jusqu’à-… Et certains parmi eux ont dit: "Il est exigé de chaque personne une croyance catégorique (vérité incontestable) qui ne doute pas de l'existence d'Allah et la croyance en Ses Messagers et de ce qu'ils ont apporté, sans chercher à savoir le pourquoi du comment, ni la façon de la réception (du message) [page 62 ligne 28 suite…] ne serais-ce que par simple et pur imitation tant que cela est préservé de la défaillance.
Et Qourtoubi (r.a) a dit: "Ceci est la façon de penser des imams de la Fatwa…et avant eux les imams parmi les ancêtres ". Et certains se sont argumentés par les propos qui ont précédé au sujet de l'inné et par ce qui a été laissé par le prophète (e) puis les compagnons selon quoi ils considèrent musulman celui qui s'est éloigné des Arabes, qui adoraient les idoles, et qui par la suite accepte le témoignage et leur engagement à respecter (appliquer) les lois de l'Islam sans les avoirs obligé à apprendre les preuves [Fath El Bari tome 13 p.349 jusqu'à 353]. Et Nawawi (r.a) a dit des propos semblables [réf.Sahih Mouslim interprétation Nawawi tome 1 p.21 jusqu'à 211]
Ibn Hajar a répété cette interprétation dans son exégèse des hadiths (n°20 et 25 de Mouslim). On verra davantage de démonstration au sujet de la ''vérification indispensable et légale'' et ''vérification innovatrice'' à la fin du thème de la croyance dans le chapitre VII de ce livre inch'Allah… [page 62 ligne 36]
B. Connaître la signification des deux témoignages est une condition indispensable pour validité de l'authenticité de l'Islam:
Il s'agit de l'Islam qui sera utile devant Allah dans l'au-delà et à partir de là, El Ghazali (r.a) a dit dans ses propos cités auparavant: "Il est exigé d'un homme dès qu'il atteint la puberté de comprendre la signification des deux témoignages". Cela est une obligation (devoir) pour les raisons suivantes:
_Ce qui constitue un élément fondamental dans l'accomplissement (pratique) d'un devoir est une obligation: il est un devoir pour tout serviteur d'apprendre que la signification des deux témoignages c'est l'UNICITE –Et-Tawhid El Oulouhiya- et l'éloignement du shirk en se conformant à la conduite du Prophète parce que cela est la vrai exigence dû par le serviteur à Allah.
Mais, pas la simple prononciation des deux témoignages…cette exigence est indiqué dans les dires d'Allah :
« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: "Adorez Allah et écartez-vous du tâghut… » [sourate 16, v.36]
Et ce verset donne le vrai sens de la shahada ‘‘il n’y a de divinité que Dieu’’ (LA ILAHA ILLA ALLAH). Il est donc obligatoire d’en connaître le sens pour qu’un serviteur puisse accomplir les obligations que la shahada implique… Et le Messager a dit : « Le droit de Dieu sur Ses serviteurs est de L’adorer et de ne rien Lui associer. »
C’est un hadith agrée et il montre bien aussi le sens de la shahada de ‘‘ilaha’’.
_En fait, la shahada n’est prise en considération, aussi bien au niveau linguistique que du point de vue doctrinal (législation), qu’avec la connaissance de celui à qui le témoignage est destiné (connaissance de l’existence d’Allah). Cela est prouvé par les dires du Très Haut :
« …à l’exception de ceux qui auront témoigné de la vérité en pleine connaissance de cause. » [sourate 43 v.86]
Le savoir est exigé pour la validité ( véracité) du témoignage.
En effet, l’obligation (la nécessité) de la connaissance de la signification du sens de la Chahada a été démontré avec d’autres preuves et parmi elles on peut citer les dires d’Allah :
« Ceci est un message (Al Qur’ân) pour les gens afin qu’ils soient avertis, qu’ils sachent qu’Il n’est qu’un Dieu unique, et pour que les doués d’intelligence s’exhortent. » [sourate 14 v.52] ; et les dires du prophète : « Celui qui meurt en sachant qu’il n’y a de dieu que Dieu entrera au Paradis. » (rapporté par Muslim –sur Othman (r.a.a)-.[page 63, ligne 11]
Il a fait de la connaissance du sens (signification) de la shahada l’une des conditions pour accéder au Paradis et la meilleure façon pour l’être humain de tirer bénéfice de ces témoignages réellement.
Dans ce cas, la signification de la connaissance est une condition préalable car c’est la clé de la mise en pratique qui est recommandée par les deux témoignages.
_Que les Arabes -ceux à qui le prophète (e) a été envoyé- étaient des hommes de paroles, d’éloquence et de rhétorique …et, on a même extrait des éléments qui sont devenus des règles de la langue arabe comme il est mentionné dans les index des livres des imams de la langue ...Et, ces Arabes ont bien saisi le sens des deux témoignages et que LA ILAHA ILLA ALLAH signifie l’unicité de la divinité –la primauté- et l’exclusivité de l’adoration à Allah avec la preuve que lorsque le prophète (e) a exigé d’eux –les arabes- les deux témoignages , leurs mécréants ont répondu –comme l’a dit le Très Haut : « Réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu ? » [sourate 38, v.5]
Ils avaient donc bien saisi que le but voulu de la shahada était d’éliminer les autres divinités. Si cela était ce que les kufâr parmi les arabes ont compris, que dire alors des Arabes qui se sont convertis ?
Tout cela démontre l’utilité de bien comprendre le sens des témoignages pour pouvoir bien œuvrer en l’occurrence, ne pas tomber dans ce qui l’annule...Et cela revient à ce que nous avons déjà expliqué au début de part l’obligation du savoir avant la parole et les actes et qui est une réalité qui servira à l’être humain auprès d’Allah
Par contre, pour le jugement d’ici bas , celui qui prononce les deux témoignages est musulman tant qu’il ne montre pas un acte annulatoire, parmi les actes qui annulent l’Islam de quelqu’un…et son jugement appartient à Allah . [page 63 ligne 24]…Et, je voudrais faire un rappel très important à ce sujet, sur l’obligation d’enseigner à l’ensemble des musulmans la signification des deux témoignages surtout à notre époque, là où le shirk qui annule l'Unicité, le Tawhid, dans l’ensemble des pays islamiques est en vigueur sous plusieurs formes dont les plus graves sont :
_L’ASSOCIATION DANS LE FAIT DE LEGIFERER :
Car le fait de légiférer aux êtres humains est une exclusivité qui n’appartient qu’à Allah : personne ne peut légiférer que le Seigneur comme Allah a dit :
« …et Il n’associe personne à Son commandement. » [sourate 18, v.26]. Et celui qui légifère aux gens ce qu’Allah (U) n’a pas autorisé se met lui-même au niveau de Dieu pour eux, et s’associe lui-même à Allah le Très Haut dans le fait de légiférer aux êtres humains. Allah a dit :
« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui aurait établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [sourate 42, v.21]
La religion –dans l’un de ses sens (définition)- (sens de religion) : c’est un système (mode) de vie des personnes et leur législation. Vrai ou faux, quel qu’il soit…C’est parce qu’Allah a nommé le kufr -(actes et œuvres) que les kufâr pratiquent ainsi que leur égarement- « religion ». (acte et œuvre religion)...comme le Très Haut a dit : « A vous votre religion, et à moi ma religion. » [sourate 109, v.6]
Note des traducteurs : en fait, la religion peut être autre que son sens religieux (sens de religion) c’est à dire un système politique, un mode de vie accepté par des personnes et la législation à laquelle ils se réfèrent même si cette législation – ou certaines lois de cette législation- peut dans certains cas ressembler à celle d’Allah .
De ce fait, Allah a nommé kufr ce que les kufâr pratiquent en fait de législation autre que celle qu’Allah a révélée : (leurs œuvres ainsi que leurs actes religion)
Et parmi les formes de shirk dans le fait de légiférer de nos jours : le fait que certains groupes de gens se soient arrogés le droit de légiférer aux hommes.
Et parmi ces gens, ceux qui instaurent des lois conjoncturelles tel que les experts du droit législatif (juristes) et les membres législateurs du parlement et les présidents (dirigeants) d’état.
En vérité, ce sont des ‘‘seigneurs’’ qui légifèrent des lois autres que celles d’Allah alors que l’ensemble des musulmans ne sont pas conscient de cela alors que cela constitue un acte de SHIRK Majeur.
Et ils participent à l’instauration de ces ‘‘seigneurs’’ par leur participation dans les élections parlementaires et leur participation dans la consultation (référendum) pour choisir les présidents d’états.
Et tout cela contredit le témoignage de LA ILAHA ILLA ALLAH Il n’y a de dieu que Dieu.
Et parmi les gens (des musulmans), il y a ceux qui commettent ce shirk par leur ignorance de la signification de LA ILAHA ILLA ALLAH et parmi eux, même ceux qui en connaîtraient le sens, l’auraient conservé pour eux-mêmes.
Et cela t’interpelle sur l’importance qu’il y a pour l’ensemble des musulmans d’apprendre la signification des deux témoignages. [page 63, ligne 39]
_CHIRK TAHAKIM (dans l’arbitrage) :
Il s’agit de se référer à autre chose que la législation d’Allah comme la constitution, les lois juridiques, conjoncturelles et leurs obligations…[page 64, ligne 1]...et, c’est avec cela que le malheur s’est généralisé comme l’a dit Allah :
« N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le tâghût, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. »
[Sourate 4, v.60]
Ibn Quayem (r.a) a dit : « Allah (U) nous a informé que celui qui prend pour arbitrage ou bien a jugé par autre chose que ce qui a été rapporté par le prophète (sallAllah aleyhi wa sallam), il a donc pris comme juge le tâghût et il s’en est remis à lui pour arbitrer.
Le tâghût signifie toute chose par laquelle l’être humain dépasse ses mesures (ses limites) dans sa croyance envers un objet de culte, de subordination ou d’obéissance.»
[page 64, ligne 5]
Le tâghût de chaque peuple est celui que l’on prend pour arbitre autre qu’Allah et Son messager ; ou bien que l’on adore à part Allah ; ou que l’on suit sur une voie autre que celle d’Allah (aveuglement) ; ou à qui on obéit dans ce qu’ils ne savent pas être une obéissance à Allah .
(Suivre quelqu’un aveuglément en ignorant s’il est vraiment en harmonie, en conformité, avec l’obéissance à Allah )
Ce sont les tawâghit de l’univers et, si vous les observez attentivement et observez soigneusement les gens, vous verrez que la plupart d’entre eux se sont détournés de l’adoration d’Allah pour celle du tâghût, et du jugement d’Allah et Son prophète à celui du tâghût, et de l’obéissance et la subordination au prophète à l’obéissance et la subordination au tâghût–et suivre le tâghût- ( titre : t1/page 50).
_L’ASSOCIATION PAR L’ADORATION DES MORTS A PART CELLE D’ALLAH :
Et ce, par l’invocation des morts et les gens des tombes en demandant leur aide, en formulant des vœux et, l’immolation pour eux. [page 64, li.11]
Et tout cela fait parti du GRAND SHIRK qui est à l’origine de la généralisation du malheur dans la majorité des pays musulmans comme l’a dit Allah :
« Il fait que la nuit pénètre le jour et que le jour pénètre la nuit. Et Il a soumis le soleil et la lune. Chacun d’eux s’achemine vers un terme fixé. Tel est Allah, votre Seigneur : à Lui appartient la royauté, tandis que ceux que vous invoquez, en dehors de Lui, ne sont même pas maîtres de la pellicule d’un noyau de datte.
Si vous les invoquez, ils n’entendent pas votre invocation ; et même s’ils entendaient, ils ne sauraient vous répondre. Et le jour du Jugement ils vont nier votre association. Nul ne peut donner des nouvelles comme Celui qui est parfaitement informé. » [Sourate 35, v.13 et 14]
Il est un devoir pour chaque musulman de connaître la signification des deux témoignages afin de se préserver de cette association.
Et parmi les livres les plus importants qui aborde le sujet, le livre ‘‘Fath Al Madjid’’ exégèse du Tawhid de Cheikh Abder-Rahman ben Hassan ben Cheikh Islam Mohamed Ibn AbdelWahab (r.a), et ce livre est celui que je conseille le plus, parmi les autres, à chaque musulman de bien le lire car il démontre avec détail et clarté le sens de LA ILAHA ILLA ALLAH et, il démontre très bien les actes annulatoires de l’Islam par lesquels le malheur s’est généralisé.