Fiqh Hanafi
Ibn ‘Abidin a dit : « Le Jihad devient Fard ‘Ayn si l’ennemi attaque une des frontières des musulmans, et il devient Fard ‘Ayn pour ceux qui sont proches. Pour ceux qui sont loin, c’est Fard Kifaya, si leur aide n’est pas requise. Si on a besoin d’eux, peut être parce que ceux qui sont proches de l’attaque ne peuvent pas résister à l’ennemi, où sont trop mous au combat alors le Jihad devient Fard ‘Ayn pour ceux qui sont après, tout comme il est obligatoire de prier et de jeûner. Il n’y a pas d’échappatoire pour eux. Si eux aussi sont incapables, alors cela devient une obligation pour ceux qui sont encore après eux, et ainsi de suite jusqu’à ce que le Jihad devienne Fard ‘Ayn pour la Ummah de l’Islam entière de l’Est jusqu’à l’Ouest. »
Al Kassani, Ibn Najim et Ibn Hammam ont approuvé cette fatwa.
Fiqh Maliki
Dans Hashiyat ad Dussuqi il est écrit que : « Le Jihad devient Fard ‘Ayn lors d’une attaque surprise de l’ennemi. Dussuqi a dit : « Quel que soit le lieu où cela se passe le Jihad devient immédiatement Fard ‘Ayn pour tous, même pour les femmes, les esclaves et les enfants, et ils s’élancent même si leur nourrice, leur mari, et leurs créditeurs le leur interdisent. »
Fiqh Shafi’i
Dans Nihayat al Mahtaj de Ramli il est écrit : « S’ils approchent un de nos pays et que la distance entre eux et nous devient inférieure à la distance qui permet de raccourcir les prières, alors les peuples de ces territoires doivent le défendre et le Jihad devient Fard ‘Ayn même pour les gens pour lesquels il n’y a habituellement pas de Jihad : le pauvre, l’enfant, les esclaves, le débiteur et les femmes. »
Fiqh Hanbali
Dans al Mughni de Ibn Qoudamah il est écrit : « Le Jihad devient Fard ‘Ayn dans trois cas :
1) Si les deux parties se rencontrent dans le combat et s’approchent l’une de l’autre.
2) Si les Kuffar entrent dans le pays, le Jihad devient Fard ‘Ayn pour tout le peuple.
3) Si l’Imam appelle le peuple à s’élancer, il est alors obligatoire pour lui de s’élancer. »
Et Ibn Taymiya a fait remarquer : « Si l’ennemi entre dans un pays musulman, il n’y a aucun doute que c’est obligatoire pour les plus proches puis les suivants de le repousser, parce que les pays musulmans sont comme nos pays. Il est obligatoire de s’élancer vers ce territoire même sans la permission des parents et du créditeur, et la narration rapportée par Ahmad est claire à ce sujet. » Cette situation est connue sous le nom de Marche Générale.