Le besoin de permission est lié au statut de l’ennemi :
1) Si l’ennemi est à l’extérieur du pays, il n’est pas en train de rassembler ses troupes à l’extérieur des frontières, il n’y a pas d’effet sur le pays musulman, et que les frontières sont pleines de soldats, alors dans une telle situation le Jihad n’est que Fard Kifaya, et la permission est requise. Ceci parce que l’obéissance aux parents et au mari est Fard ‘Ayn et que le Jihad dans ces circonstance est Fard Kifaya. Fard ‘Ayn prend le dessus sur le Fard Kifaya.
2) Si l’ennemi attaque une frontière musulmane pour entrer dans un pays musulman, alors comme nous l’avons mentionné plus haut, le Jihad devient Fard ‘Ayn pour la population entière du pays et des pays alentour. Dans cette situation la permission n’est pas requise. Il n’y a permission de personne pour personne, même l’enfant sort sans la permission de ses parents, la femme sans la permission de son mari et de débiteur sans la permission de son créditeur.
La situation où la permission des parents et du mari est requise est suspendue jusqu’à ce que l’ennemi soit expulsé du pays musulman, ou quand il y a un nombre suffisant de combattants pour expulser l’ennemi même si tous les musulmans de la terre sont rassemblés.
Le Jihad, quand il est Fard ‘Ayn, prend le dessus sur l’obéissance aux parents, ce qui est aussi Fard ‘Ayn. Parce que le Jihad est la protection de la religion, et l’obéissance aux parents est pour l’individu. C’est que le Jihad (avec ce qu’il peut entraîner de chagrin et de mal pour les parents) est la protection de la religion ce qui est prioritaire sur la protection des individus. En outre, le Jihad lui-même est la destruction du soi du Moujahid s’il est martyr. Dans ce cas la protection de la religion est assurée. Alors que ce n’est pas certain que les parents seront peinés. Le certain prend le dessus sur l’incertain.
Un exemple de Fard ‘Ayn et de Fard Kifaya
Par exemple, des gens sont en train de marcher au bord de la mer et que parmi eux il y a un groupe de bons nageurs. Ils voient un garçon sur le point de se noyer. Il crie : « Sauvez-moi ! » Mais personne ne se dirige vers lui. Y a-t-il un seul savant aujourd’hui pour dire qu’ils doivent obéir à leurs pères et laisser l’enfant se noyer ?
Ceci est l'exemple de l’Afghanistan aujourd’hui (ou de la Tchéchénie aujourd’hui « ndt »). Elle crie à l’aide, ses enfants se font égorger, ses femmes se font violer, l’innocent est tué et leurs cadavres mutilés, et quand des jeunes gens sincères veulent bouger pour les sauver et les aider ils sont critiqués et ont leur dit : « Comment pourriez-vous partir sans la permission de vos parents ? »
Sauver l’enfant qui se noie est Fard pour tous les nageurs qui en sont témoins. Avant que quiconque ne bouge, il y a un appel à eux tous pour le sauver. Si quelqu’un y va, les autres ne commettent pas de pêché. Mais, si personne n’y va, tous les nageurs commettent un pêché.
Aucune permission n’est requise tant que personne ne bouge. Même si les parents interdisent au fils de sauver le noyé, ils ne doivent pas être obéis. Parce que l’appel au départ pour un Fard Kifaya est le même que l’appel pour un Fard ‘Ayn. La différence vient après. Si quelques-uns uns répondent à l’appel, alors les autres sont déchargés du pêché. Si personne ne répond, tous sont en train de pêcher.
Ibn Taymiya a dit : « Si l’ennemi attaque, il n’y a pas lieu à argumenter. En fait, la DEFENSE de leur attaque contre la religion, les vies et toutes choses considérés comme ayant de la valeur est une obligation sur laquelle tout le monde s’accorde. » La preuve de cette permission des parents dans le Fard Kifaya et de l’absence de permission dans le Fard ‘Ayn est titrée de la conciliation des deux Hadith:
1) Un Hadith rapporté par Boukhari. Abdullah Ibn ‘Amr Ibn ‘Aas (ra) a dit : « Un homme vint voir le Prophète (Salut et bénédiction d’Allah sur lui) et lui demanda la permission pour allez faire le jihad: « Tes parents sont-ils vivants ? » Il répondit : « Oui. » Il (Salut et Bénédictions d’Allah sur lui) lui dit : « En eux est le Jihad ! »
2) Ibn Hibbban a raconté d’Abdullah Ibn Amr Ibn al ‘Aas(ra): « Un homme vint questionner le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) au sujet de la meilleure action. Il (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) dit : « La prière ». Il demanda : « Et ensuite? » Il (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) dit : « Le Jihad ». Il dit : « J’ai deux parents ». Le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) dit : « Je t’ordonne de leur faire du bien. » L’homme dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité je ferais le jihad et les quitterais. ». Il (Salut et bénédiction d’Allah sur lui) dit : « Tu sais mieux. ». Al Hafiz a dit : « Il est entendu qu’ici le Jihad était Fard ‘Ayn afin de réconcilier les deux (hadith). »