Question :
Comment s’effectue la prière des deux fêtes [al-‘Aîdayn] ?
Réponse :
La prière des deux fêtes est, quand l’imâm arrive, il dirige la prière des gens en deux
Raka’ah en faisant un premier « Takbîr al-Ihrâm » [1], ensuite il fait six « Takbîrât », puis il
récite la « Fâtiha » et la sourate « Qaf » dans la première Raka’ah, et dans la deuxième
Raka’ah, il se lève en faisant le « Takbîr ».
Après s’être levé, il prononce cinq « Takbîrât », et il récite sourate « al-Fâtiha » et ensuite
la sourate « al-Qamar ».
C’est ainsi que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) récitait dans les prières des deux
fêtes.
Mais si l’imâm le veut, il peut réciter la sourate « al-A’la » dans la première Raka’ah,
et la sourate « al-Ghâchiyah » dans la deuxième [2].
Sache, que la prière du vendredi [al-Djumu’ah] et la prière des deux fêtes [al-‘Aîdayn] ont
deux sourates en commun, et deux sourates qui les différencient.
Quant aux sourates qui les rapprochent, ce sont les sourates « al-A’la » et « al-
Ghâchiyah ». Et quant à celles sur lesquelles elles diffèrent, ce sont, dans la prière des
deux fêtes, les sourates « Qaf » et « al-Qamar », et dans la prière du vendredi, les
sourates « al-Djumu’ah » et « al-Munâfiqoûn ».
L’imâm se doit de refaire vivre la Sounnah avec la récitation de ces deux sourates, jusqu’à
ce que les musulmans sachent cela [cette Sounnah] et qu’ils ne la désapprouvent pas
quand elle est appliquée.
Après cela, il prononce le sermon [Khotbah], et il doit réserver une partie de son sermon
aux femmes, afin de leur transmettre leurs obligations, et de les mettre en garde contre ce
qui leur est défendu, comme le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) l’a fait [3]. [4]