Pouvons-nous accomplir cette Fatwa de nos jours ?
Certains pourraient dire après tout ceci : « Nous savons déjà que le Jihad avec notre personne aujourd’hui est Fard ‘Ayn et que le Jihad est maintenant obligatoire comme prier et jeûner, de plus, nous savons que le Jihad avec notre personne à la priorité sur la prière et le jeûne, par les dires d’Ibn Taymiya: « La première obligation après l’Imane c’est de repousser l’agresseur ennemi qui attaque la religion et les affaires de ce monde. » La prière peut être repoussée, regroupée, le nombre de Rakat réduit et sa position changée quand on est en Jihad. Dans les deux Sahih : « Allah a rempli leurs maison et leur tombes avec du feu parce qu’ils retardaient la prière de l’après midi jusqu’à ce que le soleil disparaisse. »
Et, le Moujahid peut rompre son jeûne pendant le Ramadan, comme cela a été rapporté par Muslim, le Messager d’Allah (Salut et bénédictions d’Alah sur lui) a rompu son jeûne sur le chemin de l’ouverture de la Mecque et dit : « Vous allez rencontrer votre ennemi ce matin, rompre votre jeûne vous rendra plus fort, donc, rompez votre jeûne. »
Il est clair pour nous qu’aucune permission n’est requise de la part de personne quand le Jihad est Fard ‘Ayn, comme aucune permission n’est requise de la part du père, du cheikh ou du maître pour accomplir la prière obligatoire du matin avant que le soleil ne se lève.
De même, aucune permission n’est requise dans le Jihad obligatoire. Disons que si le fils et le père dorment en un endroit, et que le fils veut prier le Fajr mais que son père dort. Quelqu’un suggère-t-il que le fils doit demander la permission de son père pour faire une prière obligatoire ? Supposez que le père interdit à son fils d’accomplir sa prière pour une raison ou une autre, peut être pour ne pas déranger les autres gens qui dorment (qui ne prient pas le Fajr) ou parce que son père ne veut pas prier. Le fils obéit-il à son père? La réponse est claire, le Messager d’Allah (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) « l’obéissance à la créaure est dans ce qui est droit ». Accepté, Sahih al Jamia 2323. Et aussi : « Il n’y a pas d’obéissance dans la désobéissance au créateur. » Hadith Sahih rapporté par Ahmad et al Hakim. « Il n’y a pas d’obéissance à celui qui n’obéit pas à Allah. » Hadith sahih rapporté par Ahmed. Négliger le Jihad est un péché, et il n’y a pas d’obéissance à la créature en désobéissant au créteur. »
A propos de la permission
Le sujet de la permission : Pour clarifier cette question nous disons, avec l’aide d’Allah, que les compagnons n’ont jamais recherché la permission du Messager d’Allah (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) une fois que l’étendard était hissé et que la Ummah était appelée à s’élancer. Mais la recherche de la permission et la consultation du Messager d’Allah (Salut et bénédictions d’Alah sur lui) était recherchée s’ils avaient personnellement décidés de sortir ou après qu’ils aient enregistré leurs noms pour une expédition. Dans le Hadith Sahih rapporté par Ahmed et Nasa’I de Muawiya Ibn Jahima as Salmi: « Jahima vint dire au Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) : « Oh! Messager d’Allah, je veux participer à une expédition et je viens te consulter. » Il demanda : « As-tu une mère ? » Il dit : « Oui ! » Le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) dit : « Reste avec elle car le Paradis est sous ses pieds. » Dans une autre narration : « J’ai été inscrit dans telle et telle expédition. » c’est à dire : « J’ai signé. » Ceci était à une époque où le Jihad était Fard Kifaya. Si le Jihad devient Fard ‘Ayn après l’appel, demander la permission au Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) aurait été un signe clair d’hypocrisie. Ceci, car le verset décisif a été révélé :
« Ceux qui croient en Allah et au jour dernier ne demandent pas permission quand il s’agit de mener combat avec leurs biens et leurs personnes. Et Allah connaît bien les pieux. Ne te demandent permission que ceux qui ne croient pas en Allah et au jour dernier et dont les cœurs sont emplis de doute. Ils ne font qu’hésiter dans leur incertitude. » (Sourate at Tawba : verset 44-45).
En référence au Califes bien Guidés Abu Bakr, Umar, Uthman et Ali (ra), nous ne connaissons pas de compagnons ou de prédécesseurs ayant demandé leur permission. Cela n’a pas été le cas d’un seul d’entre eux qui voulait participer à une expédition ou combattre dans le Jihad, de venir voir Abu Bakr pour demander sa permission. La chose importante est que l’étendard doit être hissé, et les troupes envoyées.
de plus, en référence à l’Emir-ul-Mu’mineen après les Califes, nous ne connaissons personne qui voulait faire Ribatt ou combattre dans le Jihad qui soit venu leur demander une autorisation. Et nous ne connaissons pas non plus de musulman dans l’histoire islamique ayant été puni par un Emir pour avoir participer au Jihad ou a une expédition sans avoir demandé la permission. En fait, l’autorisation n’était recherchée du commandant sur le champs de bataille pendant l’expédition ou l’attaque qu ‘afin de maintenir l’organisation et de ne pas gâcher les plans des musulmans. .
Certains érudits musulmans comme Auza’i ont spécifié que l’autorisation de l’Imam n’est que pour le soldat salarié de l’état.
Ar Ramli a dit dans Nihayat al Mahtaj 8/60: « Joindre une expédition sans l’autorisation de l’Imam ou de second au commandement est une chose détestée sauf dans trois conditions :
1) Si rechercher la permission met en danger l’objectif.
2) Si l’Iman n’a pas correctement appelé à l’expédition.
3) Si quelqu’un pense qu’on lui refusera injustement ou incorrectement l’ autorisation. Confirmé par al Balqini. »
Nous soulignons que tout ceci est quand le Jihad est Fard Kifaya. Mais, si le Jihad devient Fard ‘Ayn il n’y a pas de permission. Ibn Rushd a dit : « L’Imam doit être obéi même s’il est injuste. Aussi longtemps qu’il n’ordonne pas un péché. Interdire le Jihad qui est Fard ‘Ayn est un péché.
Nous continuons en disant ce cas : La permission est requise pour le Fard Kifaya, seulement après qu’un nombre suffisant de Moujahideen ont été rassemblés pour remplir le Fard. Avant que ce nombre suffisant n’ait été atteint, l’appel est dirigé à tous et c’est une obligation pour tous, qui est éliminée par l’accomplissement de certains. Il n’y a pas de différence entre le Fard Kifaya et le Fard ‘Ayn que la suffisance(kifaya) ne soit rencontrée. Avant cette suffisance, il n’y a pas besoin de permission. La permission n’est recherchée qu’après que l’on sache des musulmans sur le champs de bataille ont atteint le nombre requis pour accomplir le Fard.
Après tout ceci, quelqu’un pourrait dire :
Nous savons que le Jihad est Fard ‘Ayn et qu’il n’y a pas besoin de permission pour le Jihad, pourtant il reste encore des questions importantes.
Première Question :
Comment pouvons appliquer la marche générale concrètement de nos jour ?
Certains ressentent que la Marche Générale est requise en Islam, mais que la femme parte sans la permission de son mari, et l’enfant sans la permission de son père, pose une question importante pour les raisons suivantes :
1) Aucun territoire islamique n’est assez grand pour contenir un millième des milliers de musulmans.
2) Cela mène à la perturbation du processus d’éducation islamique qui est considéré comme l’espoir, avec la permission d’Allah, de la sauvegarde de la Ummah.
3) Ceci mène au processus d’évacuation des régions islamiques, et leur ouverture aux communistes, baptistes, nationalistes et athées.
Réponse: Si les musulmans appliquaient les commandements d’Allah et établissaient les lois de la Shariah concernant la Marche Générale juste pour une semaine en Palestine, la Palestine serait complètement purifiée des juifs. De même, la situation en Afghanistan ne durerait pas longtemps si la Ummah s’y élançait. De plus, il n’y aurait pas d’absence de Da’i, et leurs maisons ne seraient pas détruites par la sortie de leurs femmes. Au lieu de cela, en premier lieu, nous attendons et nous essuyons. Nous regardons la région islamique tomber sous la domination des kuffar, jusqu’à ce qu’elle soit complètement engloutie, alors finalement nous faisons l’éloge avec beaucoup de gémissements et de chaudes larmes.
Malheureusement, quand nous pensons à l’Islam nous pensons nationalement. Nous n’arrivons pas à faire aller notre visions au delà des frontières géographiques qui ont été dessinées pour nous par le kouffar.
Le fils de la ville d’Ar Ramsa en Jordanie sur la frontière syrienne sent une appartenance et pense islamiquement au fils d’Aqaba en Jordanie, à 600 kilomètres de là, beaucoup plus qu’il ne pense au fils de Dara, une ville syrienne à 10 kilomètres d’Ar Ramsa. En dépit du fait que le fils de Dara et le fils d’Aqaba sont deux adorateurs musulmans, bien que le fils de Dara est plus religieux que le fils de la Jordanienne Aqaba.
Seconde Question
pouvons-nous combattre dans le Jihad alors que nous n’avons pas d’Emir ?
Oui, nous combattons, et nous n’avons pas d’Emir. Nul n’a dit que l’absence d’un Emir à la tête d’une communauté musulmane annule le Fard du Jihad. En fait nous avons vu les musulmans au temps des croisades et pendant les invasions Tartares combattre avec des Emirs différents. A Halab (en Syrie) il y avait un Emir, à Damas il y avait un Emir et en Egypte il y avait plus d’un Emir. Certains d’entre eux demandaient même l’aide des chrétiens contre l’autre Emir, comme ce qui s’est passé quand Shawar demanda l’aide des chrétiens contre un autre Emir, Dar Gham, en Egypte.
Pas un des érudits n’a dit qu’une telle situation et qu’une telle corruption annulait l’obligation du Jihad pour la défense des terres musulmanes. Au contraire cela multiplie leurs devoirs. La même chose est arrivée en Andalousie comme l’a dit le poète :
« Ils étaient divisés en sectes, chacune avait sa place, chaque place avait son Emir et ses élèves. »
Et un autre a écrit : « Ce qui m’a fait désespérer de l’Andalousie fut les titres du roi, de grands titres dont ils n’étaient pas dignes, comme le chat qui imite le lion en se gonflant. »
Pas un des savants n’a dit qu’il n’y pas de Jihad dans ces conditions, en fait, les savants étaient eux-mêmes sur les lignes de front Andalous.
Il se peut que dans la bataille l’Emir n’ait désigné aucun commandant. Ce fut le cas le jour de Mu’tah. Khalid Bin Walid se leva et pris le drapeau, et par lui, Allah sauva l’armée musulmane. Et, pour cela, le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) fit son éloge.
Il se peut que l’Imam ou l’Emir al Mu’mineen ne soit pas présent, ceci n’annule pas l’obligation de combattre et la défense des terres musulmanes. Nous n’attendons pas que le Califat soit réinstaller parce que le Califat ne revient pas par des théories abstraites, par une accumulation de connaissances et d’études. Au contraire, le Jihad, est le meilleur moyen de remettre les autorités divisées sur le chemin droit de l’autorité ultime du Califat.
Les Moujahideen choisissent entre eux leur Emir pour le Jihad. Il les organise et unifie leurs efforts et fait que le fort supporte le faible. Dans un Hadith Sahih d’Uqbah Bin Amar qui faisait parti de la troupe qui va être mentionnée : “Le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) envoya une troupe et il choisit parmi nous un chef. Quand nous fûmes de retour je dis : « Je n’ai jamais vu le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) nous blâmer autant. Le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) dit : N’êtes vous pas capable, au cas où je choisis un homme et qu’il n’applique pas mes ordres, d’en choisir un autre parmi vous qui appliquera mes ordres? »
Le Messager d’Allah (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) les a encouragés à changer l’Emir de la troupe même s’il avait reçu le drapeau des nobles mains du Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) lui-même. Alors qu’en est-il s’il n’y a pas d’Emir dès le départ. La situation la plus critique qui demande un Emir est bien la guerre.
Ibn Qadama a dit dans Al Mughni 8/253: « L’absence d’Imam ne remet pas à plus tard le Jihad parce que l’on y perd beaucoup à l’ajourner. »
Si les gens choisissent un Emir, il doit être obéi. Comme cela est mentionné dans Fath al al Ali al Malik 1/253.
Le Cheikh Miyara a déclaré que s’il y a absence d’Emir, et que les gens sont d’accord pour en choisir un grand à ce moment là, pour leur montrer le chemin, pour que le fort supporte le faible, et qu’il fait tous ces efforts pour parvenir à cela autant qu’il le peut, il est évident que s’opposer à lui n’est pas permis. Celui qui s’oppose à lui cherche à créer la sédition, il désobéit à l’Islam et perturbe la Jama’a. Dans le Sahih Muslim: « Plusieurs maux feront leur apparition dans le futur proche. Quiconque essaye de perturber les affaires de la Ummah alors qu’ils sont unis, vous devrez le combattre par l’épée, qui il soit. »
Troisième Question :
Pouvons-nous combattre en Afghanistan alors que les chefs sont séparés et ont des différents?
Il est obligatoire de combattre en Afghanistan avec les chefs qui sont séparés et qui ont des différents les uns avec les autres parce que l’on combat pour la DEFENSE des musulmans contre l’agression des athées.
Il n’y a rien qui interdise de combattre contre les mécréants et les athées quand il y a plus d’un groupe islamique présent. Nous considérons le chef de chaque groupe comme l’Emir au combat de chaque groupe.
Quatrième Question :
Celui qui reste derrière peut-il combattre seul ?
Oui il combat seul parce qu’Allah le Tout Puissant le majestueux a révélé ces mots à Son Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui):
« Combat donc dans le sentier d’Allah, tu n’es responsable que de toi-même, et incite les croyants (à combattre avec toi) il se peut qu’Allah arrête la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition. » (Sourate an Nissa: Verset 84)
Ce verset ordonne au Messager (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) deux choses:
1) Combattre même seul.
2) Inciter les croyants.
Le Seigneur de l’Honneur raconte la sagesse du combat. C’est pour arrêter la violence des mécréants parce que les mécréants ne craignent notre présence que si nous combattons:
« Et combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah… » (Sourate al Anfal :Verset 39)
En négligeant de combattre, la Fitnah se répand et le kufr devient victorieux. Les compagnons (ra) du Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) ont compris ce verset selon sa signification apparente. Abi Ishaq a dit : « Quand un homme se jette sur les Moushrikun ne se jette-t-il pas lui-même dans la destruction ? » Il dit : « Non, parce qu’Allah a envoyé son Messager (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) et il a dit : « Combat dans le chemin d’Allah, tu n’es responsable que de toi-même… » (Sourate an Nisa : Verset 84)
Ibn Arabi a dit dans Ahkam al Qur’an 2/954: « Il se peut qu’il advienne une situation telle qu’il soit obligatoire pour chacun de s’élancer, quand le Jihad est Fard ‘Ayn si l’ennemi envahit un de nos pays ou s’il encercle un de nos territoires. Alors il est obligatoire pour toute la création de s’élancer pour le Jihad. S’ils ne répondent pas, ils pêchent. Si la marche est générale, parce que l’ennemi occupe le territoire ou capture des prisonniers, la marche est obligatoire pour chacun. Le léger, le lourd, sur une monture, à pied, l’esclave, et l’homme libre doivent partir. Celui qui a un père, part sans sa permission, et celui qui n’a pas de père, jusqu’à ce que la religion d’Allah prévale, il défend le territoire et la propriété, il humilie l’ennemi et va au secours des prisonniers. Sur cela il n’y a pas de désaccord. Que fait-il si les autres restent derrière ? Il trouve un prisonnier et paye sa rançon. Il attaque par lui-même s’il en est capable, et si non il prépare un guerrier. »
Combattre seul plait à Allah. Comme dans un Hadith Hassan rapporté par Ahmad et Abu Daoud, Le Prophète Mouhammed (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Notre Seigneur s’émerveille pour un homme qui attaque dans le chemin d’Allah alors que ses compagnons battent en retraite et il sait ce qu’il y a au-delà et retourne vers le combat jusqu’à ce que son sang soit versé et Allah le Tout Puissant le Majestueux dit à Ses Anges: Regardez mon serviteur il retourne désireux de ce qui est avec Moi et craignant ce qui vient de Moi jusqu’à ce que son sang soit versé. »
Cinquième Question
Combattons-nous aux cotés des musulmans qui sont en dessous du niveau acceptable d’éducation islamique?
Cette question vient de certaines personnes et certains d’entre elles sont sincères. Ils demandent comment nous combattons avec un peuple comme les Afghans, parmi eux il y le sincère, et parmi eux il y a le malhonnête, où la consommation du Niswar (genre de tabac) est répandue, et pour lequel il vendrait même son arme? Il a des gens qui suivent inflexiblement le Maddhab Hanafi et certains d’entre eux portent des talismans.
Avant de clarifier les règles de la Shari’ah, je dis : Montrez-moi un peuple musulman sur la terre qui n’a pas les mêmes problèmes. Laisserons-nous les mécréants sur les terres musulmans parce qu’il y a ce genre de problèmes ?
Réponse : Nous devons combattre parce que le combat est basé sur la confrontation avec la plus grande nuisance. Ce principe est mentionné dans Al dial al Mad:
Article 26: “La nuisance privée doit être empêchée pour en protéger le public”.
Article 27: “La nuisance la plus grande peut être résolue par la nuisance plus petite”.
Article 28: “S’il quelqu’un ne peut agir qu’en commettant un ou deux pêchés, il accomplit le moindre pour repousser le plus grand”.
Article 29: “Le moindre de deux maux est préféré en premier”.
Vous devez choisir entre deux maux : Quel est le plus grand: Que la Russie prenne l’Afghanistan, la transforme en un pays kaffir et y interdise le Qur’an et l’Islam ou le Jihad avec une nation qui commet des pêchés et des erreurs?
Ibn Taymiya a dit dans Majmua al Fatawa 28/506: « Il fait partie des principes d’Ahlul Sunnah wal Jamma’ah de participer à une expédition avec de très bons et des mauvais musulmans. Comme le prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) nous en a informés. Il se peut qu’Allah soutienne cette religion même avec un mauvais homme ou une personne immorale. Si une expédition n’est possible qu’avec des mauvais Emirs ou avec des soldats pêcheurs, on doit choisir un des deux suivants : se détourner d’eux, laisser l’expédition entre leurs mains, au quel cas l’ennemi peut en finir avec les gens restant, ce qui est un mal plus grand pour eux dans leur religion et leur vie. Ou alors, participer à une expédition avec un mauvais Emir, et de cette façon la plus mauvaise des deux options peut être résolue. Même si les musulmans ne peuvent pas s’arranger pour préserver la plus part d’entre eux. Dans cette situation c’est obligatoire comme dans toute situation similaire. De nombreuses expéditions avec les Califes Bien guidés se sont passées de cette façon. Le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) a affirmé : « Il y a du bien dans la crinière des chevaux jusqu’au jour de la résurrection comme récompense et comme butin ». Tant qu’il y a des musulmans il est obligatoire de combattre à leurs cotés, le drapeau en Afghanistan est islamique et le but est l’établissement de la religion d’Allah sur la terre.
Si seulement les musulmans avaient combattu en Palestine, en dépit de la corruption qui y était présente dès les premières étapes, et avant que la situation ne s’aggrave avec l’arrivée de George Habash, Naif Hawatma, Père Capici et leurs semblables, la Palestine n’aurait pas été perdue.
Tant que tous les chefs du Jihad afghan jeûnent et prient, en même temps que leurs autres pratiques, et qu’ils appellent à l’Islam, il est obligatoire de combattre avec un peuple musulman aussi longtemps qu’ils sont musulmans. Le problème n’est le fait qu’ils soient mauvais ou corrompus, tant qu’ils combattent les kuffar, les gens du Livre et les athées.
Shawkani a dit dans Nayl al Awtar 8/44: « Les savants sont d’accord pour dire qu’il est permis de chercher de l’aide auprès des musulmans mauvais ou corrompus contre les kouffar. »
Sixième question
Pouvons-nous chercher de l’aide auprès des Moushrikoun si nous sommes en mauvaise condition?
Certaines personnes croient qu’il faut chercher l’aide de l’Amérique et des Etats occidentaux pour le Jihad en Afghanistan, et l’aide de la Russie contre les juifs en Palestine. Ce genre d’assistance est Haram selon l’accord des savants en Fiqh et cela retire le but ultime du Jihad. Il y a plusieurs Hadith contradictoires à ce sujet. Les suivants sont des hadiths qui interdisent de rechercher l’aide auprès des kuffar.
Hadith dans le Sahih Muslim: Il (salut et bénédictions d’Allah sur lui) a dit à un Moushrik je jour de la bataille de Badr : « Repars, je n’accepterais pas l’aide d’un Moushrik. » Un autre Hadith: « Nous ne recherchons pas l’aide des Moushrikoun contre les Moushrikoun. » Rapporté par Ahmad et at Tabarani. Haythami a dit dans Majmuat az Zawayd: « Ahmad et Tabarani sont véridiques. » Et il y a une narration Sahih qui dit que Safwaan Bin Umaya combattit aux cotés du prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) et il était kaffir.
An Nawawi a dit dans Tahtheeb al Asma wal Loughat 263: « Le Messager d’Allah (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) le jour de Hunayn emprunta les boucliers à Safwan Bin Umaya.” Il (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) lui a dit : « Ce prêt te sera rendu. » Hadith Sahih rapporté par Al Hakim. Voire Sahih al Jamia 3862. Il est bien raconté par les biographes que Qasman s’est élancé avec le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) le jour d’Uhud et qu’il a tué le porteur de drapeau des Moushrikoun. Le Prophète (Salut et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : “Il se peut qu’Allah soutienne cette religion avec un homme mauvais”. En conséquence, à cause de ces hadith contradictoires les savants diffèrent sur la façon de les réconcilier. Le fait de chercher l’aide auprès de Moushrikoun était interdit mais plus tard cela fut abrogé. Al Hafiz dans Al Talkheers a dit que cela est la meilleure réconciliation. Et ash Shaffi’i est d’accord.
Les quatre plus grands savants du Fiqh sont d’accord pour dire que chercher l’aide des kouffar est restreint à ces conditions :
1) La règle de l’Islam doit avoir le dessus, ce qui veut dire que les musulmans doivent être plus forts que le groupe combiné des Moushrikoun dont ils recherchent l’aide aussi bien que les Moushrikoun qu’ils combattent en cas de collaboration des koufars contre les musulmans.
2) Les kouffar doivent avoir une bonne opinion des musulmans, et les musulmans ne doivent pas se sentir en danger par leurs tricheries et ceci s’estime à leur comportement.
3) Les musulmans doivent avoir besoin de l’aide du kaffir ou des kouffar dont ils demandent l’aide.
Les opinions des Madhhabs
Opinion Hanafi
Mohammed Bin al Hassan a dit : « Il est acceptable pour un musulman de demander l’aide des Moushrikun contre les Moushrikun si la loi de l’islam a le dessus. » Al Jassas a dit : « Nos pairs ont dit : « Dans le combat, il est acceptable de recherche l’aide des Mushrikun contre les Mushrikun tant que dans la coalition dominante la loi de l’islam garde le dessus. »
Opinion Maliki
Ibn al Qasim a dit : « Ce n’est pas mon avis qu’ils puissent rechercher leur aide dans le combat à leurs cotés à moins qu’ils n’occupent des rôles de serviteurs, alors là je n’y vois aucun problème. » Malik a dit : « Mon avis n’est pas qu’ils peuvent chercher l’aide des Moushrikun contre les Moushrikun à moins qu’ils n’occupent des rôles de serviteurs. »
Opinion Shaffi’i
Ar Ramli a dit : « L’Imam ou le second dans le commandement peut demander l’aide des kouffar même s’ils sont ahlul harb s’ils savent qu’ils ont une bonne opinion de nous et à condition que nous ayons besoin d’eux pour servir ou combattre parce que nous sommes trop peu. »
Opinion Hanbali
Ibn Qoudamah a dit : « D’après Ahmad il est permis de demander l’aide des Mouhrikoun, en fait c’est l’opinion d’Ahmad que le kaffir a une part du butin s’il a participé à l’expédition sous le commandement de l’Imam. » Il va à l’encontre de l’opinion de la majorité qui ne lui accorde pas une part du butin.